Apprendre à exprimer ses émotions, c'est un peu comme apprendre à lire ou à écrire : c'est une compétence essentielle qui se construit pas à pas. Pour un enfant entre 6 et 12 ans, savoir mettre des mots sur ce qu'il ressent est la pierre angulaire de sa confiance en lui. C'est ce qui lui donnera les outils pour naviguer avec plus de sérénité dans son quotidien, des relations à l'école aux petits et grands défis de la vie.
Pourquoi accueillir les émotions de votre enfant est la première étape (et la plus importante)
Aider votre enfant à exprimer ce qu'il a sur le cœur est probablement l'un des plus beaux cadeaux que vous puissiez lui faire. Entre 6 et 12 ans, son monde s'agrandit à toute vitesse. Les amitiés deviennent plus complexes, la pression scolaire s'installe, et il commence à se percevoir différemment. C'est une période de construction intense, mais aussi de grande fragilité.

En tant que parent, on le sait bien : une émotion qu'on garde pour soi ne s'évapore pas par magie. Au contraire, elle a tendance à se transformer, souvent en anxiété, en problèmes de comportement, ou simplement en un sentiment de mal-être persistant. Un enfant qui n'arrive pas à dire "je suis déçu" ou "j'ai peur" pourrait très bien l'exprimer par de la colère ou en se renfermant sur lui-même.
Comment créer un cocon de confiance à la maison ?
Le point de départ, c'est de faire de votre maison un lieu sûr où chaque émotion a le droit d'exister, sans être jugée. L'idée est de rendre les discussions sur les sentiments aussi normales que de parler de sa journée d'école. Ça ne veut pas dire que vous devez résoudre tous ses problèmes, mais plutôt lui montrer que ce qu'il ressent est valide et que ça compte pour vous.
Accueillir une émotion, c'est comme ouvrir une fenêtre dans une pièce où l'air est lourd. Ça ne fait pas disparaître la chaleur d'un coup, mais ça permet à l'air de circuler et rend l'atmosphère beaucoup plus respirable.
Votre rôle est celui d'un guide bienveillant. En validant ce que votre enfant ressent, vous lui envoyez des messages incroyablement puissants pour son développement :
- « Ce que tu ressens est normal. » Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions.
- « Tu n'es pas seul face à ça. » Je suis là pour t'écouter.
- « Tes sentiments comptent pour moi. » Ton monde intérieur m'intéresse.
Chacune de ces validations est une brique qui construit les fondations de sa confiance en lui et de son bien-être pour les années à venir.
Un impact direct sur la santé mentale, chiffres à l'appui
Cette approche n'est pas juste une intuition de parent ; son importance pour la santé mentale des enfants est bien réelle. Une étude d'Enabee publiée en 2023 a révélé un chiffre qui fait réfléchir : en France, 13 % des enfants de 6 à 11 ans présenteraient au moins un trouble probable de santé mentale. Pour ces jeunes en pleine croissance, apprendre à exprimer leurs émotions n'est donc pas une option, mais une véritable nécessité.
Pour approfondir le sujet, le rapport complet de Santé publique France est une ressource précieuse. Et si vous souhaitez renforcer vos propres compétences, sachez qu'il existe d'excellentes formations en petite enfance qui peuvent vous donner des outils concrets.
L’art de mettre les bons mots sur ce qu’on ressent
Pour qu’un enfant puisse exprimer ce qui se passe en lui, il a besoin d'un outil essentiel : les mots. Souvent, son vocabulaire émotionnel se cantonne à quelques classiques : "content", "triste", "fâché". Notre mission de parent, c'est de l'aider à aller plus loin, à explorer les mille et une nuances qui se cachent derrière ces grandes étiquettes.
Aider son enfant à construire ce dictionnaire intérieur, c'est lui offrir un véritable super-pouvoir.

La recherche en psychologie le confirme : le simple fait de nommer précisément une émotion aide à en diminuer l'intensité. Un enfant qui apprend à dire « je me sens frustré » plutôt que de rester bloqué sur « je suis énervé » a déjà fait un pas de géant. Il prend de la distance et commence à analyser ce qu’il vit.
Des mots pour les maux (et les bonheurs !) du quotidien
Oubliez les leçons magistrales. L'apprentissage du vocabulaire des émotions se fait au fil de l'eau, en intégrant ces nouveaux mots dans vos conversations de tous les jours. C’est en vous entendant les utiliser dans des contextes réels que votre enfant se les appropriera naturellement.
Voici quelques pistes pour semer ces graines au quotidien :
- Le soir, après l'école : Plutôt que le traditionnel « C'était bien ta journée ? », tentez une approche plus fine. « J'ai l'impression que tu es soulagé que les cours soient finis. Ou peut-être que tu es impatient d'aller jouer dehors ? »
- Pendant une partie de jeu de société : « Je vois que tu es un peu déçu d'avoir pioché cette carte, c'est normal. Mais tu dois aussi être fier de la stratégie que tu as mise en place ! »
- En lisant une histoire ou en regardant un film : Pause sur image ! « D'après toi, le personnage se sent trahi par son ami ? Ou il est plutôt inquiet pour ce qui va se passer ensuite ? »
Ces petites interventions transforment des moments banals en véritables opportunités de connexion et d'apprentissage, sans jamais en avoir l'air.
Des outils pour rendre l'invisible visible
Parfois, un support visuel peut faire toute la différence. Une "roue des émotions" ou des cartes illustrées sont d'excellents outils pour aider votre enfant à associer un mot à un visage ou à une situation.
Mettre un mot sur une émotion, c’est un peu comme allumer la lumière dans une pièce sombre. Ce qui semblait immense et effrayant devient soudain plus clair, identifiable et beaucoup moins impressionnant. C'est la première étape pour reprendre le contrôle.
Pour vous aider à démarrer, voici un petit tableau pour passer des émotions de base à des sentiments plus spécifiques.
Nuancer les émotions au quotidien
Ce tableau peut servir de pense-bête pour enrichir vos discussions. L'idée est de partir d'une émotion simple et de montrer qu'il existe tout un éventail de mots pour décrire ce qu'on ressent plus finement.
| Émotion de base | Sentiments plus nuancés à explorer | Exemple de phrase pour en parler avec votre enfant |
|---|---|---|
| Content | Joyeux, excité, fier, serein, soulagé, reconnaissant | « Je vois que tu n'es pas juste content, tu as l'air vraiment fier de ce que tu as construit ! » |
| Triste | Déçu, peiné, mélancolique, abattu, nostalgique | « Tu as l'air triste. Est-ce que tu es plutôt déçu que le jeu soit fini ? » |
| En colère | Frustré, agacé, irrité, furieux, contrarié | « Je comprends que tu sois en colère. Tu te sens frustré parce que ça ne marche pas comme tu veux ? » |
| Peur | Inquiet, anxieux, effrayé, nerveux, craintif | « Ce film fait un peu peur. Est-ce que tu te sens inquiet pour le héros ? » |
Le but n'est pas de transformer chaque conversation en analyse psychologique, mais simplement de donner à votre enfant les clés de son propre monde intérieur.
En l'équipant d'un vocabulaire émotionnel riche, vous lui offrez un cadeau qui lui servira toute sa vie. Il pourra alors passer d'un simple « ça va » ou « ça va pas » à une expression plus juste et authentique de qui il est.
Mettre en place des rituels familiaux pour libérer la parole
Pour qu'un enfant ose vraiment dire ce qu'il ressent, il doit se sentir dans un cocon, en parfaite sécurité. C’est là que les rituels familiaux entrent en jeu. Loin d’être des interrogatoires déguisés, ce sont des moments chaleureux et prévisibles qui rendent la parole plus naturelle.
On a tous l'habitude du « Alors, ça va ? » qui récolte un « oui » automatique. L'idée, ici, est de créer des petites habitudes qui transforment le partage des émotions en un moment de jeu et de connexion. L'objectif ? Rendre ces conversations aussi normales que de se brosser les dents avant d'aller au lit.
La météo intérieure, un rituel simple et puissant
Un rituel qui fonctionne à merveille est celui de la « météo intérieure ». C'est un moment très court, souvent pendant le dîner ou au retour de l'école, où chaque membre de la famille partage son « temps » de la journée.
Le principe est simple : on utilise la métaphore de la météo pour décrire son humeur. C'est ludique, très visuel, et bien moins intimidant que de chercher les mots justes pour un sentiment complexe.
- Enfant : « Aujourd'hui, chez moi, c'est grand soleil ! J'ai réussi mon exercice de maths. »
- Parent : « Pour moi, c'était plutôt nuageux avec quelques gouttes de pluie, parce que j'ai eu une journée compliquée au travail. »
- Enfant : « J'ai un petit orage à l'intérieur, je suis vraiment frustré par mon jeu de construction qui n'arrête pas de tomber. »
Ce petit jeu normalise toutes les émotions. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise météo ; il y a juste des temps différents, et tous finissent par passer.
En créant ces moments de partage réguliers, vous montrez à votre enfant que son monde intérieur vous intéresse vraiment. Vous n'êtes pas là pour "réparer" sa pluie, mais simplement pour l'écouter et lui tenir compagnie sous son nuage. C'est la base de la confiance.
Le pouvoir de l'exemple : parlez de vous aussi !
Votre propre attitude est son meilleur modèle. Si vous ne parlez jamais de ce que vous ressentez, comment pourrait-il apprendre à le faire ? Évidemment, il ne s’agit pas de tout déballer, mais de partager des émotions simples et adaptées à son âge.
En étant authentique, vous lui donnez la permission de l’être à son tour. Un parent qui dit : « Je suis un peu fatigué et agacé par les embouteillages ce soir » lui montre que même les adultes ressentent de la frustration, et que c'est tout à fait normal.
Dix minutes chaque soir pour vraiment se connecter
Le moment du coucher est un autre rituel précieux. Consacrer dix minutes à remplir un journal ensemble peut devenir un moment privilégié, rien qu'à vous deux. Ce n'est pas un devoir, mais un temps calme pour déposer les pensées et les émotions de la journée. Un carnet comme My Book Story peut guider ce processus avec des activités toutes simples : entourer son humeur du jour, noter un petit bonheur, faire un dessin…
Cette pratique est d'autant plus importante que les émotions non exprimées peuvent peser lourd. Entre mars 2020 et juillet 2021, 12 % des enfants et adolescents français ont consulté pour un motif psychologique. On observe que l'anxiété augmente avec l'âge, comme le montrent les données sur les besoins psychologiques des jeunes publiées par la DREES. Considérez ces rituels comme une forme de prévention, tout en douceur.
Utiliser le jeu et la créativité pour explorer les ressentis
Parfois, les mots manquent, surtout pour un enfant. Quand les émotions sont trop grandes ou trop confuses pour être expliquées, le jeu et la créativité deviennent de précieux alliés. C'est une façon plus douce de leur apprendre comment exprimer ses émotions, sans la pression de devoir tout de suite tout analyser.
Plutôt que de forcer la parole, on offre un chemin détourné. Le dessin, le modelage ou le théâtre de marionnettes deviennent alors un langage à part entière, un moyen pour votre enfant de vous montrer ce qui se passe à l'intérieur de lui.

Transformer les émotions en créations concrètes
Pas besoin d'être art-thérapeute pour ça. L'idée est simple : donner une forme, une couleur ou une histoire à une émotion la rend tout de suite moins abstraite, et donc moins effrayante. C'est un moyen de l'extérioriser pour mieux la comprendre.
Voici quelques idées toutes simples à essayer à la maison :
- Dessiner le monstre de la colère : Sortez les feutres et demandez-lui de dessiner sa colère. Est-ce un gros monstre rouge avec des dents pointues ? Une tornade noire ? Mettre cette émotion sur papier, c'est un peu comme la sortir de soi pour pouvoir la regarder en face, et parfois même, finir par en rire.
- Créer une boîte à soucis : Prenez une vieille boîte à chaussures et décorez-la ensemble. Chaque soir, votre enfant pourra y déposer un petit mot ou un dessin représentant un tracas de la journée. Le fait de fermer le couvercle l'aide symboliquement à mettre ses inquiétudes de côté pour passer une bonne nuit.
- Faire du théâtre de marionnettes : Avec de vieilles chaussettes ou ses jouets préférés, proposez-lui de rejouer une situation qui l'a embêté, comme une dispute dans la cour de récré. Cela lui permet de prendre du recul et d'imaginer d'autres façons de réagir, le tout dans un cadre sécurisant.
En passant par le jeu, la question n'est plus « Qu'est-ce qui ne va pas ? », mais plutôt « Montre-moi ce que tu ressens ». Cette petite nuance change tout. On enlève la pression de l'analyse pour laisser place à l'expression brute et spontanée.
Le journal, un espace de liberté créative
C'est exactement dans cette optique qu'un journal comme My Book Story peut être un formidable outil. La page de droite, volontairement laissée blanche, est une invitation ouverte à la créativité. Il n'y a aucune règle, juste un espace pour se laisser aller.
Cet espace peut servir à mille choses :
- Dessiner le meilleur moment de la journée pour s'en souvenir plus longtemps.
- Gribouiller sa frustration après une mauvaise note ou une dispute.
- Inventer une petite BD où le héros surmonte une peur qui ressemble étrangement à la sienne.
En intégrant ces petits rituels créatifs, votre enfant découvre peu à peu que toutes ses émotions ont leur place et qu'il a plein d'outils pour les accueillir. Il apprend que dessiner sa tristesse peut la rendre un peu plus douce et que transformer sa peur en personnage rigolo la rend tout de suite beaucoup moins impressionnante.
Le journal, un allié pour la confiance et l'apaisement intérieur
Tenir un journal, ce n’est pas juste une histoire de mots sur du papier. C’est un véritable entraînement pour le cœur et la tête, une façon de muscler son intelligence émotionnelle. Loin d’être un simple carnet secret, un journal bien pensé devient un jardin intérieur, un espace sûr où votre enfant peut déposer ses pensées, apprivoiser ce qui bouillonne en lui et, petit à petit, apprendre à se sentir mieux. C’est un cadeau concret que vous lui faites pour sa confiance en lui.

Cette pratique toute simple l’aide à comprendre comment exprimer ses émotions de manière saine, transformant le chaos intérieur en pensées plus claires. L'idée n'est pas de régler tous ses problèmes à sa place, mais de lui offrir un outil pour qu'il apprenne à le faire par lui-même, jour après jour.
Mettre des mots sur ce qu'on ressent pour devenir plus autonome
Le premier pas pour gérer ses émotions, c’est tout simplement de savoir ce qu’on ressent. Un journal qui propose une petite activité comme « Entoure ton humeur du jour » peut paraître anodin, mais c’est un exercice fondamental. Il invite l'enfant à s'arrêter un instant et à se demander : « Comment je me sens, là, maintenant ? »
Prendre cette habitude est précieux, surtout quand on sait que les tempêtes émotionnelles peuvent commencer tôt. Une étude française récente a montré que 8,3 % des enfants de 3 à 6 ans présentent au moins une difficulté probable de santé mentale. Intégrer des rituels de conscience de soi, comme le journaling, aide à construire des fondations solides pour l'avenir.
Le journal agit comme un miroir bienveillant. Il ne juge pas l'émotion, il la reflète. En la voyant écrite noir sur blanc, l'enfant réalise qu'elle est juste une information, pas une fatalité. C'est le début de la prise de recul et de la maîtrise de soi.
Cultiver le positif et trouver ses propres astuces bien-être
Identifier ses émotions, c'est bien. Savoir quoi en faire, c'est encore mieux ! Et c'est là que le journal devient un véritable coach personnel. Demander à votre enfant de noter « un moment heureux de sa journée » est une pratique de gratitude incroyablement puissante. Ça entraîne son cerveau à voir le positif, même quand la journée a été compliquée.
De la même façon, l'inviter à choisir une « activité bien-être » lui donne une baguette magique pour agir. Plutôt que de subir une émotion désagréable, il découvre qu'il a le pouvoir de faire quelque chose pour aller mieux.
Concrètement, voici comment ces petites actions construisent sa capacité à rebondir :
- La gratitude : Se souvenir d'un moment joyeux ancre un sentiment de reconnaissance et déplace son attention des problèmes vers les belles choses.
- Les stratégies bien-être : Choisir une action comme « faire un câlin » ou « écouter de la musique » lui donne une boîte à outils personnelle pour s'apaiser.
- L’expression libre : Un espace pour dessiner ou écrire sans contrainte lui permet de décharger le trop-plein d'émotions, sans filtre.
Pour aider encore plus, chercher des moments de relaxation peut préparer le terrain à un travail émotionnel plus serein. Certaines approches, comme les bienfaits du sauna infrarouge, favorisent un relâchement profond et peuvent être une aide complémentaire pour toute la famille.
Finalement, le journaling est bien plus qu'un simple passe-temps. C'est un dialogue avec soi-même qui s'installe doucement, transformant la manière dont votre enfant voit et gère son monde intérieur. Chaque page remplie est une petite victoire pour sa confiance et son équilibre de demain.
Les questions que vous vous posez souvent sur les émotions de votre enfant
Guider son enfant dans le labyrinthe de ses émotions, ce n'est pas toujours simple. C'est tout à fait normal de se sentir parfois un peu perdu ou de se demander si on réagit de la bonne façon. Rassurez-vous, tous les parents passent par là. Voici quelques pistes pour répondre aux situations les plus courantes.
Que faire si mon enfant refuse de parler de ce qu'il ressent ?
La première règle d'or : ne jamais forcer la parole. Si votre enfant se mure dans le silence, c'est souvent sa manière à lui de garder un peu de contrôle sur une situation qui le dépasse. Insister serait contre-productif.
Proposez-lui plutôt d'autres chemins pour s'exprimer. Le dessin, la pâte à modeler ou même des figurines pour rejouer une scène peuvent être de superbes alternatives. Un simple « Je suis là pour toi si tu as envie d'en parler plus tard » suffit. L'essentiel est qu'il sache que la porte reste ouverte, sans aucune pression.
Comment gérer une grosse crise de colère ?
Quand la tempête émotionnelle frappe, votre calme est son meilleur refuge. La priorité absolue est la sécurité. Assurez-vous que ni lui, ni personne d'autre ne puisse se blesser. Mettez de côté les objets fragiles et restez simplement présent, à ses côtés.
Tenter de le raisonner en pleine crise est peine perdue. À ce moment-là, son cerveau rationnel est déconnecté. Contentez-vous de valider ce qu'il vit avec des mots très simples : « Je vois que tu es très, très en colère. C'est une grosse colère. »
Ce n'est qu'une fois la tempête passée, quand il est de nouveau calme et apaisé, que vous pourrez revenir sur ce qui s'est passé. Le but pendant la crise n'est pas d'éduquer, mais d'offrir une présence sécurisante. L'apprentissage se fait toujours après.
À quel âge peut-il commencer un journal personnel ?
Un journal guidé comme My Book Story est conçu spécialement pour les 6-12 ans, car il grandit avec l'enfant. Il n'y a pas d'âge "parfait", tout dépend de sa maturité.
- Entre 6 et 8 ans, ce sera souvent un moment à partager. Vous l'aiderez à lire les questions et à écrire ses réponses. C'est une magnifique occasion de créer un rituel de complicité rien qu'à vous deux.
- Plus tard, vers 9-12 ans, il deviendra plus autonome et son carnet sera son jardin secret. Votre rôle évoluera alors vers un soutien plus discret, en respectant son intimité grandissante.
Il me répond toujours que « tout va bien »…
Ah, le fameux « ça va » ou « tout va bien » ! C'est souvent une réponse réflexe qui ferme la discussion. Pour contourner ce mur, essayez de poser des questions plus précises et plus ouvertes que le traditionnel « Comment s'est passée ta journée ? ».
Voici quelques idées pour lancer la conversation :
- « Raconte-moi le moment le plus rigolo de ta journée. »
- « Est-ce qu'il y a eu un truc un peu énervant ou difficile aujourd'hui ? »
- « Qu'est-ce qui t'a le plus surpris à la récréation ? »
Ces questions plus concrètes l'invitent à se souvenir d'un moment précis, ce qui rend le partage beaucoup plus facile et spontané.
En offrant à votre enfant des outils adaptés et un environnement où il se sent en sécurité pour s'exprimer, vous lui donnez les clés pour mieux se comprendre et naviguer dans son monde intérieur. Le carnet My Book Story a été imaginé pour être ce compagnon de route, transformant l'apprentissage des émotions en une aventure créative et amusante.
Découvrez le carnet My Book Story et commencez cette belle aventure ensemble